Collecte pour les sans-abris : donnez des tampons !

Circonflex Mag vous en a déjà parlé dans un précédent article : les protections hygiéniques, aka serviettes et tampons coutent cher. Si pour de nombreuses femmes, ces produits ont un coût non négligeable, pour d’autres ils sont carrément hors de prix et acheter de quoi affronter ses règles devient un luxe. L’association Printemps Solidaire en a conscience et a décidé d’agir. Regroupant 14 étudiants du Master 2 Droit de l’Homme de la Fac de Droit des Universités Catholiques, l’assos organise une collecte  pour les sans-domiciles du 12 au 16 novembre. Et c’est Gabriella qui en est l’investigatrice : « On veut lutter contre l’exclusion sociale de ces femmes qui ne peuvent pas accéder aux produits d’hygiène intime. L’assos cherchait un projet, je me suis rappelé d’un cours que j’avais eu sur le sujet ainsi que d’une conversation  avec ma tante qui est travailleuse sociale. Cela m’a touché. On a fait un vote et nous y voilà. »

La collecte commence le 12 novembre !

Les étudiants ont prévu de mettre un carton à libre disposition dans le hall de leur université, mais pas que ! D’autres personnes  sont emballées par l’idée : “On a des contacts à Lille 2, ils vont collecter toute la semaine sur leur campus, » se réjouit la jeune femme. Et  l’opération ne s’arrête toujours pas là. C’est une véritable action inter-assos qui se prépare. Des bénévoles de l’antenne jeune d’Amnesty International Lille  vont également se mobiliser sur Lille 3,  L’Ecole Supérieur de Journalisme et La Fac de Médecine et de Maïeutique des Universités Catholiques.

Facs publiques, facs privées et … supermarchés ! « Le 17 novembre, nous allons également tenir un stand dans le Match de la rue Solférino, qui a décidé de collaborer avec nous. »

Déterminés à mener à bien leur projet,  les bénévoles ont déjà fait une vente de gâteaux au sein de leur faculté : « On a récolté 200 euros, c’est déjà un bon début. En revanche, je pense que le sujet est encore tabou. Beaucoup de garçons sont dégoûtés lorsque l’on parle de règles ou de protections hygiéniques. Il y a encore un malaise autour de cela. »

Quoi ? Un malaise sur les règles en 2018 ? C’est le dialogue, les petites actions comme celles ci qui permettront de défendre les femmes et leurs droits. Vous êtes prévenus. Printemps Solidaire n’attend plus que vous.

Pour toute question, vous pouvez consulter la page Facebook de Printemps Solidaire ou celle de l’antenne étudiante d’Amnesty International Lille.

Elisa Debray

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