Carnaval de Dunkerque : les bons plans de Martin

On en a l’habitude dans les Hauts-de-France à cette période de l’année : pour un Nordiste qui se respecte, le Carnaval de Dunkerque, c’est THE place to be. Depuis 1676, année des premières festivités, cette manifestation attire de plus en plus de monde : de simples curieux ou de vrais passionnés. Faisons le point avec Martin, 19 ans, originaire de la ville côtière et adepte du Carnaval depuis des années.

Vous ne le savez peut-être pas mais le Carnaval de Dunkerque s’étale sur une période de plus de 3 mois : cette année, il a commencé le 19 janvier à Uxem et il se finira le 28 avril lors de la bande de Pitgam. Les animations se rapprochent au fur et à mesure de Dunkerque jusqu’aux fameuses Trois Joyeuses qui ont lieu début mars, puis s’éloignent de la ville ensuite.

Physique et intense !

Le Carnaval de Dunkerque, c’est une histoire de traditions. Et les traditions, on y tient tellement qu’on se les transmet de génération en génération. Comment expliquer cela ? La raison est surtout culturelle selon Martin : « Du CP à la 3e, nos sorties culturelles sont axées sur la tradition dunkerquoise. Les écoles organisent elles-mêmes leurs propres carnavals pendant les kermesses ! On visite également le musée portuaire avec la Duchesse Anne : ça donne l’impression d’être comme des marins à cet endroit ! On nous explique pourquoi le Carnaval existe, comment les marins vivaient avant…».

Le Carnaval est surtout connu pour ses bals et ses bandes, avec leur rassemblement de personnes déguisées et qui défilent dans la rue. Physique et intense ! Convient-il donc à tous les publics ? Pour Martin, l’âge n’est pas un problème, tout le monde peut y trouver son compte : « Le Carnaval commence dès que l’on sait marcher. Il y a des bals enfantins qui sont organisés une fois par mois, pour les jeunes de 2 à 18 ans, avec les mêmes déguisements que les plus grands. On trouve donc des bambins de 2-3 ans, tout comme des mamies de 70 ans. C’est aussi ça qui fait la beauté de l’évènement. »

Pour faire un bon carnaval, il faut être avec de bons carnavaleux.

Tout le monde peut participer à ces célébrations : en famille ou entre amis, le Carnaval est ouvert à tous. Néanmoins, il est nécessaire de le préparer en amont pour le vivre dans de bonnes conditions sur place : « Pour faire un bon Carnaval, il faut être avec de bons carnavaleux. C’est le principal conseil que je donne à tous. Il y a du bruit, il y a du monde, on est serrés, bousculés, compressés … malgré tout, ça reste un évènement à risque », nous explique Martin. Cela n’empêche pas les habitants de vous accueillir chaleureusement pour célébrer ce fameux moment de début de soirée, que l’on appelle les chapelles : « Toutes les portes sont ouvertes, l’ambiance est à la fête. Vous sonnez, beaucoup vous inviteront sans même vous connaître ! Il n’y a aucune distinction entre les vrais carnavaleux et ceux qui découvrent ».

L’ambiance du Bal du Chat Noir est unique.

Bon, alors, quand on sait tout ça, quel est donc LE rendez-vous à ne manquer pendant le Carnaval ? « C’est le Bal du Chat Noir » rétorque Martin sans hésitation. « C’est le meilleur, tout simplement. Il arrive rapidement dans le calendrier (le 9 février cette année), donc c’est assez cool. L’ambiance est unique : à minuit, lorsque tout le monde s’arrête et attend l’hymne à Jean Bart autour de l’orchestre, c’est vraiment un truc de fou ! Tout le monde danse, tout le monde chante, ça ne s’arrête jamais ! ».

 

Le lancer de harengs est aussi un moment particulier du Carnaval, qui intervient pendant la bande de Dunkerque. Chaque année, une personnalité se prête au jeu et lance des harengs sur la Place de la Mairie en compagnie des élus : « Lorsque le maire ouvre les fenêtres de la mairie pour jeter des milliers de harengs, c’est la bagarre ! » nous raconte Martin. « Il n’y a plus de place pour personne. Si on en attrape un, la tradition, c’est de le croquer direct ! Certains les conservent même d’année en année, puis les fixent sur un bâton afin de les ramener tel un trophée pour la prochaine édition… ».

Félix Jannoray & Rémi Surrans

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